Au programme du mois d'octobre : une analyse sur les droits TV de la Ligue 1, le portrait de Chris Singleton, voix iconique de la NBA, la fin du dossier sur la diffusion en France de la Série A, l'actualité en bref et un retour sur un événement historique pour le sport à la radio. Ce teasing te donne envie ? N'hésites plus, lis la newsletter ⬇️
Droits TV de la Ligue 1 : tout droit vers un fiasco ?
📺Deux ans après le fiasco Médiapro, la Ligue 1 se dirige-t-elle tout droit vers un nouvel échec, mettant en péril le football français ?
Après un long feuilleton, DAZN a finalement réussi à obtenir les droits de diffusion pour la première division de football français jusqu’en 2029. Et là, déjà un premier échec : le montant attendu était de un milliard d’euros, DAZN ne paiera finalement que 400 millions d’euros. Un manque à gagner énorme pour les clubs, estimé à une baisse de 50% de leurs revenus. Les droits TV représentant environ 40 à 60% du budget.
Petit problème : la Ligue 1 ne vaut pas ce prix. DAZN galère à rentabiliser et compte seulement environ 450 000 abonnés. Loin des 1,5 millions prévus pour rembourser la somme dérisoire. Surtout que la chaîne dispose d’un droit de sortie en 2025 si elle n’atteint pas cet objectif.
Dérisoire, comme les tarifs pour s’abonner. Il faut débourser pas moins de 30€ par mois pendant un an pour voir Angers - Strasbourg et Le Havre - Nantes. Tout en ayant pas la possibilité de stopper l’abonnement pendant l’été… période où il n’y a aucun match.
La plateforme de streaming britannique a reconnu son erreur. Ils font une promotion jusqu'à la fin 2024 en proposant une offre à 19,99 euros par mois au lieu de 29,99 euros. L’effort consenti sera-t-il suffisant ? Affaire à suivre.
D’autant plus que le piratage ne cesse d’augmenter. Le nombre d’IPTV n’a jamais été aussi haut. La difficulté pour voir des matchs en dégoûte même certains.
DAZN avait réussi sur un point : la diffusion des buts sur les réseaux sociaux. Contrairement à leurs prédécesseurs, la plateforme de streaming les diffusait immédiatement sur ses comptes. Mais depuis quelques semaines, cela n’est plus le cas. La raison : « DAZN avait décidé de pousser gratuitement sur ses réseaux sociaux les buts pour installer la marque auprès du grand public. Aujourd’hui, nous souhaitons nous concentrer sur la satisfaction des abonnés » s’est expliquée la chaîne auprès de L’Équipe. Le faible nombre d’abonnés semble contredire cette théorie, au grand détriment des fans.
De son côté, beIN Sports n’arrange pas les choses. Elle a obtenu le droit de diffuser une rencontre du championnat français par journée. Le problème ? Mi-octobre, la chaîne qatarie n’avait toujours pas réglé sa première échéance à la Ligue de Football Professionnel.
La raison ? BeIN Sports souhaiterait codiffuser son match, lui permettant ainsi de réduire les coûts. Or, la Ligue refuse car elle a signé un contrat avec DAZN spécifiant que beIN Sports ne peut pas le faire.
D’autant plus que la chaîne qatarie se plaint des affiches qu’elle diffuse, ne correspondant pas à ses attentes initiales.
Une polémique qui n’a pas plu à certains clubs français. Le club du Havre a fait savoir qu’il ne laisserait plus rentrer beIN Sports dans son stade, alors que l’Olympique Lyonnais a attaqué la LFP sur le contrat avec la chaîne.
Peu de perspective d’amélioration sont en vues pour ce qui semble être le début d’un fiasco. Mais il va en falloir pour sauver les nombreux clubs dans le rouge, et par la même occasion, le football français.
🏀Le basket, la NBA et Chris Singleton sont à l’honneur du portrait du mois. Publié sur L’Équipe, l’article permet d’en apprendre davantage sur le consultant qui nous fait vivre les matchs NBA à sa manière sur les antennes de beIN Sports.
Depuis douze ans, il passe ses nuits à commenter les matchs NBA avec passion « comme chez lui ». Auparavant joueur puis entraîneur, il revient sur sa carrière et sa rencontre avec Kobe Bryant et Luka Doncic… âgé de seulement quelques années.
⚽ La nouvelle a ravi tous les amoureux de football. On en parlait dans la newsletter de septembre : la Série A a enfin trouvé un diffuseur en France. C’est le Groupe L’Equipe qui diffusera deux matchs par journée parmi les trois plus grosses affiches du championnat italien.
L’un de ses matchs sera disponible directement sur le canal 21 de la TNT, tandis que l’autre sera diffusé sur la plateforme payante du quotidien sportif.
Outre la possibilité de regarder le championnat italien, l’accord permet également au média d’avoir l’entièreté des résumés. Il est mis en place jusqu’en 2026.
Pour la première fois, l’un des cinq plus grands championnats sera diffusé en clair. Une nouvelle historique, et qui pourrait donner des idées à d’autres diffuseurs.
❌ Philippe Candeloro et Nelson Montfort ne commenteront plus le patinage artistique sur France Télévisions. Une décision motivée par le départ en retraite du journaliste en janvier 2025. Les plaisanteries sexistes de l’ancien médaillé aux Jeux Olympiques n’ont pas dû arranger les choses.
🏉 C’est une bonne nouvelle pour le rugby féminin. Canal + diffusera quelques affiches « évènementiels » de l’Élite 1, la première division féminine. Mais seulement à moindre coût : la chaine cryptée retransmettra ces rencontres uniquement dans la foulée d’un match de Top 14 se déroulant dans le même stade.
💉 Eurosport 2 et France Info ont été épinglées par l'Arcom, le gendarme de l’audiovisuel. La raison : ils ont manqué à leurs obligations vis-à-vis de la lutte anti-dopage. Ils n’ont pas diffusé suffisamment de programme sur le sujet.
🎤 L'ancien athlète Ladji Doucouré a intégré le casting de la Star Academy, diffusé sur TF1. Non pas en tant que candidat, mais en tant que professeur de sport de la nouvelle saison, commencé le 12 octobre dernier.
📻6 octobre 1923. Cette date ne vous dit sûrement rien. Pourtant, elle fut très importante pour l’histoire du sport et des médias. Le 6 octobre 1923 a eu lieu la première retransmission en direct d’un évènement sportif à la radio en France.
La boxe est mise à l’honneur, lors d’un simple combat au Vélodrome d’Hiver à Paris entre le français Eugène Criqui et le belge Henri Hebrans.
Si la presse écrite applaudit la performance, elle s’inquiète de la puissance que pourrait prendre la radio dans la couverture des compétitions sportives. Surtout à l’approche des JO de Paris 1924.
Cette rivalité conduit Edmond Dehorter, le commentateur de ce premier évènement, a être interdit de stade. Mais le parleur inconnu, son nouveau surnom, rivalise d’ingéniosité.
Il va commenter les épreuves d’une nacelle, une sorte de montgolfière relié au sol, comme mentionné par France Inter.
L’expérience insolite ne satisfera personne. Pas même Dehorter, frustré du vent qui l’empêche de voir l’intégralité des terrains.
Finalement, après les Jeux Olympiques, il réussira à rentrer dans les stades et dans les oreilles des Français pour devenir le parleur connu des évènements sportifs.
Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! On se retrouve dans un mois pour revenir sur l’actualité médiatique dans le monde du sport, avec peut-être une suite dans l’affaire des Droits TV.